jeudi 4 septembre 2008

Act Up sous surveillance à l'occasion de la venue du Pape en France


Selon un article publié hier dans lefigaro.fr, les forces de l'ordre sont sur le pied de guerre à 10 jours de l'arrivée du Pape Benoît XVI en France.

6000 hommes seront en effet mobilisés à Paris et à Lourdes pour assurer la protection du Souverain Pontife. Outre les menaces terroristes, le site du journal rapporte d'autres sources d'inquiétudes pour le ministère de l'Intérieur. Parmi elles, l'association Act Up.

Décrite par le site du quotidien comme « les ultras de la cause gay », Act Up serait, toujours selon le journal, dans le collimateur de la police en raison d'appels à des manifestations incontrôlées. Les forces de l'ordre auraient en mémoire les jets de préservatifs sur le passage du Souverain Pontife en juillet dernier à Sydney, et ne souhaiteraient pas que de tels incidents se reproduisent en France...

Source : GayClic.com (4 septembre 2008)

Eglise anglicane : bientôt un évêque gay en Grande-Bretagne ?


Malgré le moratoire adopté par l'Eglise anglicane sur l'ordination de prêtres ouvertement homosexuels, la branche britannique pourrait bientôt compter dans ses rangs un nouvel ecclésiastique gay. Jeffrey John, un homosexuel qui a déjà postulé à la charge d'évêque en Angleterre, serait sur le point de décrocher ce poste au Pays de Galles, cette fois. Il figurerait sur une "short list" malgré les engagements pris il y a quelques semaines de plus ordonner d'homosexuels jusqu'à nouvel ordre pour tenter de calmer la crise au sein de l'Eglise anglicane.
Il pourrait devenir évêque de Bangor en Galles du nord.

L'Eglise d'Angleterre et l'Eglise du pays de Galles sont deux entités séparées membres toutes deux de la communion anglicane.

Jeffrey John a failli être ordonné évêque de Reading il y a cinq ans peu de temps après la nomination polémique de Gene Robinson comme évêque du New Hampshire par la branche américaine des Anglicans. Le tollé suscité par cette nouvelle a fait échouer ce projet. Toutefois, ce dernier n'a pas renoncé à postuler au rang d'évêque et les échanges de l'été entre pro et anti-gay au sein de la confession semblent déjà loin.

Comme Gene Robinson, Jeffrey John est engagé dans une relation de couple homosexuel. Il a conclu une union civile il y a deux ans avec son compagnon de longue date, Grant Holmes, qui est également prêtre anglican.

L'archevêque de Canterbury, bien qu'opposé à une telle nomimation n'a pas d'autorité directe sur l'Eglise de Galles qui est dirigée par un libéral, Barry Morgan, qui a déjà fait savoir qu'il était disposé à consacrer un évêque ouvertement gay.

Source : E-llico.com (03/09/2008)

Le Vatican accusé de vouloir cacher l'homosexualité d'un futur saint


Le journal Le Monde relate que Peter Tatchell, de l'association gay activiste britannique OutRage, accuse le Vatican de vouloir cacher l'homosexualité présumée d'un prélat anglais qu'elle envisage de béatifier.

Le cardinal John Henry Newman, décédé en 1890, avait souhaité être enterré aux côtés de son ami de trente ans, le père Ambrose St John, qu'il avait, selon ses mots, « aimé d'un amour aussi fort que celui d'un homme pour une femme ». Mais le Vatican, encouragé par Benoît XVI, souhaite aujourd'hui déplacer sa sépulture « afin de permettre aux pèlerins de vénérer le futur bienheureux dans un lieu approprié », a dit un porte parole de l'Église.

« Cet acte de vandalisme et de profanation viole la volonté expresse du cardinal d'être enterré aux côtés de son amant. L'Eglise catholique, qui hait les gays, veut cacher le fait que son futur saint était homosexuel », proclame M. Tatchell qui veut que l'Eglise assume publiquement l'homosexualité du cardinal. « Je ne sais pas s'ils ont eu des relations sexuelles, mais ils ont vécu ensemble et se sont aimés ».

« Il est idiot de confondre amitié forte et chaste, prévalant à l'époque victorienne dans certains milieux ecclésiastiques, avec une relation gay pleinement assumée, comme on l'entend aujourd'hui », insiste de son côté l'Eglise catholique. Dans le Times, la spécialiste des questions religieuses, Melanie McDonagh, qualifie cette campagne de « viol posthume d'une âme sensible par une brute... Le pauvre cardinal avait peut-être ses défauts, mais il ne mérite pas d'être défendu par un Tatchell ». Pour lire l'intégralité de l'article : www.lemonde.fr. (Merci à Tib et Enguerrand pour le lien).

Peter Tatchell est un fervent défenseur de la cause homosexuelle. En mai 2007, il avait été violemment agressé lors de la Gay Pride de Moscou : Voir la vidéo.

Alors nous entendons d'ici (nous avons une très bonne ouïe) certains lecteurs dire que Peter Tatchell en fait trop, et qu'il ferait mieux de laisser en paix la mémoire de ce cardinal qui n'a jamais demandé à être érigé en icône gay. Nous tenons à rappeler (d'avance) à ces lecteurs, de ne jamais oublier que sans ces militants et activistes de la cause gay (qui à leur goût en font parfois trop), leur vie d'aujourd'hui en tant qu'homosexuel ne serait certainement pas aussi agréable... et qu'il reste justement des combats à mener pour qu'elle soit encore meilleure...

Source : GayClic.com (1er septembre 2008)

jeudi 21 août 2008

Allemagne : un curé sanctionné pour avoir célébré une union homosexuelle

Un curé catholique allemand qui officiait à Wetzlar, dans le centre-ouest de l'Allemagne, a été suspendu par l'évêché de Limburg de ses fonctions de doyen pour avoir célébré en public une union homosexuelle, a annoncé l'évêché mercredi. Dans l'Eglise catholique, le doyen est un curé responsable d'un secteur pastoral.

Avoir célébré une telle union homosexuelle risque d'être interprété comme le fait que l'Eglise catholique place les unions homosexuelles au même niveau que le mariage des couples hétérosexuels, a estimé l'évêché pour justifier sa décision.

Or ce n'est pas le cas, même si l'Eglise est d'accord pour témoigner une certaine forme d'assistance aux couples homosexuels, a précisé l'évêché, en expliquant que la suspension de Peter Kollas de son poste de doyen vise "à éviter à l'Eglise de nouveaux dommages".

Le curé avait célébré l'union controversée vendredi dernier à la cathédrale de Wetzlar. Il a assuré à l'évêché que c'était la première fois et promis de ne pas récidiver.

Source : E-llico.com (Mis en ligne le 21/08/08)

mardi 12 août 2008

Soljenitsyne : l'écrivain russe disparu était un homophobe déclaré

Le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon a estimé mardi que le célèbre écrivain russe Alexandre Soljenitsyne "appartient à la vieille tradition russe, homophobe, limite antisémite, très marquée par l'ancien temps féodal qu'il admirait beaucoup".
Ce point de vue tranche avec les hommages internationaux à l'ancien dissident soviétique décédé dimanche.
Revenu dans son pays après la chute du communisme, Alexandre Soljenitsyne, a pris des positions nationalistes et réactionnaires sur de nombreux sujets, notamment sur l'homosexualité.
En 2006, il a signé un texte en commun avec l'Église orthodoxe russe dénonçant la première tentative de Gay Pride à Moscou.

Mis en ligne le 05/08/08

Source : E-llico.com

Un couple gay peut refléter l'amour de Dieu, selon l'archevêque de Canterbury

Dans une correspondance privée révélée par le Daily Telegraph, l'archevêque de Canterbury Rowan Williams (photo), chef de l'Eglise d'Angleterre et du monde anglican, réfute l'enseignement traditionnel de l'Eglise qui considère l'homosexualité comme un péché. Il espère d'ailleurs que l'Eglise change sa position sur le couple homosexuel, comme elle a su le faire dans le passé sur d'autres sujets de société.

Cette réflexion, formulée dans une lettre peu de temps avant qu'il devienne archevêque de Canterbury, risque de raviver la furie des conservateurs qui ont récemment boycotté la Conférence de Lambeth protestant ainsi contre la présence des libéraux qui ont élu le premier évêque anglican ouvertement gay en 2003. L'archevêque se trouve aujourd'hui dans une situation inconfortable puisque sa fonction de leader de l'église anglicane semble l'empêcher d'agir en accord avec ses convictions. « À la fin des années 80, je suis arrivé à la conclusion que les Écritures ne traitaient pas de la situation des personnes homosexuelles par nature. J'en ai conclu que les relations sexuelles entre deux personnes de même sexe pouvaient donc refléter l'amour de Dieu d'une manière comparable au mariage, si et seulement si elles avaient à ce sujet la même nature de fidélité absolue », écrivait Rowan Williams dans cette correspondance.

Source : Blog GayClic.com

jeudi 20 mars 2008

Un ouvrage catho anti-homo envoyé aux établissements scolaires du public

Le lobbying catholique homophobe à la manœuvre
Christian Terras

La triade homophobe que Golias a déjà désignée, regroupant Christian Vanneste (député UMP du Nord), le tristement célèbre Tony Anatrella et Mgr Henri Brincard, évêque du Puy, formant sur ce sujet sensible la très conservatrice Académie (catholique) d’éducation et d’études sociales (AES), persiste et signe. Suite au colloque qui s’est tenu sous son haut patronage, nous assistons à présent à une nouvelle manoeuvre visant à influencer les établissements scolaires du public.

Un ouvrage vient en effet d’être envoyé à plusieurs centaines d’établissements publics (adjectif à souligner). Sous le titre « Homme et femme, Il les créa », il s’agit en fait d’un ensemble de munitions offertes contre la cause du mariage gay et de l’adoption par des parents du même sexe. Une référence est faite, sur un ton très dogmatique, à la « loi naturelle », concept dont on sait en philosophie les difficultés qu’elle pose et qui est en fait une façon déguisée d’imposer le point de vue catholique le plus intransigeant.

Nous assistons à une multiplication des tentatives de contourner la barrière de la laïcité, au travers d’initiatives qui se veulent d’un point de vue global, non strictement confessionnel, mais qui émanent des groupes catholiques les plus farouchement sectaires et fondamentalistes. Comme l’avait déjà bien analysé le sociologue Danièle Hervieu-Léger la dernière bataille que mènent les conservateurs catholiques qui ont du se résoudre à voir la sécularisation progresser est celle des mœurs privées où une frange dure entend dicter la pluie et le beau temps sous le couvert fallacieux de défendre la société toute entière et de respect de la loi naturelle. Il s’agit d’abord d’une entreprise défensive contre une modernité honnie mais également d’une tentative de reconquête du terrain perdue (voir aussi à ce sujet Golias hebdo n°19 sur « Le retour inquiétant des commandos anti-IVG »).

Au-delà des aspects purement théoriques de la question, nous devons garder à l’esprit les risques psychologiques graves pour des jeunes en quête d’eux-mêmes et avançant parfois difficilement sur le chemin de l’acceptation d’une tendance qu’ils ne peuvent nier ou refouler sans vrais préjudices, des pressions de type homophobe, à tous les niveaux et de quelque façon que ce soit. Il faut donc dire « danger ». Mention particulière doit être faite du suicide de jeunes adolescents homosexuels : parmi les jeunes qui se suicident, un pourcentage important d’entre eux est constitué de « garçons sensibles » se sentant rejetés et ne parvenant pas à s’accepter. Un phénomène tragique à ne pas perdre de vue pour évaluer cette entreprise de cette sinistre triade homophobe.

Source : Golias (16/03/08).

mardi 11 mars 2008

USA : 689 nouvelles plaintes déposées en 2007 contre des prêtres pédophiles

En 2007, 689 plaintes ont été enregistrées à l'encontre de prêtres pédophiles de l'Église catholique américaine, pour des faits en général antérieurs aux années 1990, selon un rapport annuel publié vendredi.
Le scandale a coûté 615 millions de dollars l'année dernière aux diocèses et aux communautés religieuses concernées, dont 526 millions pour mettre fin aux poursuites, 23 millions de soutien aux victimes et aux prêtres incriminés et 60 millions de frais d'avocats.
Au total, ces plaintes visaient 491 prêtres ou diacres, dont 58% faisaient déjà l'objet de précédentes accusations déposées par d'autres victimes.

Mis en ligne sur e-llico.com le 10/03/2008.

jeudi 6 mars 2008

Espagne : l'épiscopat choisit la ligne dure face à Zapatero

Le cardinal de Madrid, Antonio Maria Rouco Varela, tenant d'une ligne dure au sein de l'Église espagnole et farouchement opposé aux réformes sociétales du gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, a été élu mardi président de la Conférence épiscopale espagnole (CEE).
Cette élection a lieu en pleine campagne pour les élections législatives espagnoles de dimanche prochain et alors que l'Église est intervenue à plusieurs reprises dans le débat politique, en particulier avec une note "d'orientation morale" diffusée le 30 janvier, dans laquelle les évêques critiquaient durement certaines lois du gouvernement socialiste de Zapatero.

Les derniers sondages autorisés donnent les socialistes légèrement favoris face aux conservateurs du Parti Populaire (PP, droite) pour les élections législatives de dimanche.

Mgr Rouco Varela, un Galicien de 71 ans, a entretenu des relations très hostiles avec le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero dès l'accession des socialistes au pouvoir en mars 2004 alors qu'il était à la tête de la Conférence épiscopale.
Il s'était farouchement opposé à une série de réformes promues par les socialistes, en premier lieu l'instauration du mariage gay et la loi sur les divorces simplifiés.

Mis en ligne sur E-llico.com le 04/03/2008.

Ouganda : Desmond Tutu appelle le gouvernement à respecter la communauté gay

L'ancien archevêque du Cap, Prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu s'est joint à 120 responsables religieux chrétiens et juifs dans un appel au gouvernement ougandais pour mettre fin à l'homophobie qui règne dans ce pays d'Afrique.

Dans une lettre adressée au président ougandais, les signataires demandent l'arrêt des "insultes et des attaques légales du gouvernement contre les personnes LGBT", rappelant que "toutes les traditions religieuses exigent qu'on prenne soin des personnes opprimées et qu'on respecte la dignité de tout individu".

”Nous sommes particulièrement sensibles au fait que des membres de votre gouvernement aient appelé à des actions criminelles contre des personnes du seul fait de qui elles aiment et les aient réduites au silence, à l'isolement, à la peur et à l'invisibilité", écrivent encore les religieux.

L'Ouganda est l'un des pays qui a le plus renforcé son arsenal législatif répressif contre l'homosexualité ces dernières années. Les tribunaux y prononcent des jugements de plus en plus sévères.
Les actes de sodomie sont désormais passibles de peines pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison.
Un fort climat d'homophobie existe au sein de la population comme en témoigne un sondage d'août 2007 indiquant de 95% des ougandais souhaitaient que les relations homosexuelles soient interdites par la loi.

Les effets de cette politique sur la lutte contre l'épidémie de sida qui touche le pays sont désastreux et empêche toute action efficace de prévention et de soin.

Dans ce contexte très hostile, un embryon de mouvement LGBT existe néanmoins. L'été dernier, l'organisation "Sexual Minorities Uganda" (SMUG), a appelé les autorités à laisser les personnes LGBT à "vivre en paix" lors d'une conférence de presse à Kampala.

A l'opposé, un certain nombre de groupes religieux homophobes ont organisé une marche de protestation contre "les victimes de l'homosexualité" et encouragent le gouvernement à réprimer davantage "les actes criminels contre les lois de la nature".

Source : E-llico.com

Desmond Tutu dénonce l'obsession gay de l'Église

Au cours d'une émission de radio qui sera diffusée mardi 20 novembre sur la BBC, l'archevêque anglican Desmond Tutu, reproche à l'Église d'être « obsédée » par l'homosexualité. L'ecclésiastique sud-africain, Prix Nobel de la Paix, âgé de 76 ans, dit se sentir honteux de l'attitude de son Église envers les gays.

Dans cet entretien, il critique également Rowan Williams, archevêque de Canterbury et chef des Anglicans dans le monde : « Notre monde est confronté à des problèmes, la pauvreté, le VIH et le sida, une pandémie dévastatrice, les conflits... Dieu doit être en pleurs en regardant les atrocités que nous commettons les uns contre les autres. Face à tout cela, notre Église, en particulier l'Église anglicane, est presque obsédée à l'heure actuelle par des questions sur la sexualité humaine. » Puis Desmond Tutu ajoute que l'Église anglicane lui a paru « extrêmement homophobe » lors de la querelle sur la question d'autoriser ou non le prêtre ouvertement homosexuel Gene Robinson à devenir évêque du New Hampshire. Desmond Tutu se dit « attristé et honteux » de l'Église sur ce point. Quand le journaliste lui demande s'il a toujours honte, il répond : « Si nous ne voulons pas accueillir ou inviter des personnes en raison de leur orientation sexuelle, oui. Car si Dieu comme ils le disent était homophobe je ne vénérerais pas ce Dieu ».

Toujours dans cet entretien accordé à la BBC, l'archevêque anglican parle de ces religieux conservateurs qui croient que l'homosexualité est un choix : « C'est une perversion si vous me dites que quelqu'un choisit d'être homosexuel... Il faut être fou pour choisir un mode de vie qui vous expose à tant de haine. C'est comme dire que vous choisissez d'être noir dans une société infectée par le racisme. »

Source : Gayclic.com

Un jeune gay italien renvoyé de sa chorale

Alberto Ruggin, un jeune choriste italien de 20 ans, a été renvoyé par le prêtre en charge de sa chorale à Padoue, dans le nord de l'Italie, après avoir dévoilé son homosexualité à la télévision dans l'émission Ciao Darwin. Le jeune Alberto, catholique pratiquant, dit que le prêtre Don Paolino Bettanin a été « dégoûté » par cette affaire. « J'ai essayé de lui expliquer qu'un vrai chrétien respecte tout le monde. Il m'a ensuite accusé de ne pas avoir dévoilé ma sexualité plus tôt, tout en admettant qu'il la soupçonnait. La vérité c'est qu'il a peur de ce que les gens pourraient en dire ». Le présentateur de l'émission, Paolo Bonolis, l'un des plus populaires animateurs d'Italie, parle du jeune choriste comme d'un garçon ayant « un courage extraordinaire dans un monde très discriminatoire ». Suite à cette affaire, les groupes de défense des droits des homosexuels en Italie rappellent la nécessité d'une loi de lutte contre l'homophobie dans le pays.

Source : Gayclic.com

Benoît XVI félicite les Etats-Unis pour leur opposition au mariage homosexuel

Le pape Benoît XVI a félicité le nouvel ambassadeur des États-Unis auprès du Vatican pour l'opposition de son pays à l'avortement et au mariage gay.
Mary Ann Glendon, qui est une proche alliée du Président Bush, a pris ses fonctions le mois dernier.
Le pape doit effectuer un voyage de plusieurs jours aux USA et aux Nations Unies au cours duquel il compte réaffirmer ses positions.

Les « 100 révérends » au Mardi Gras gay de Sydney

"Près de 300 000 personnes ont défilé samedi dans les rues de Sydney pour célébrer le 30ème anniversaire du Mardi gras Gay, la plus grande marche des fiertés de la région Asie-Pacifique... Parmi ces 300 000 personnes, les « 100 révérends » sont venus participer au défilé. Mais qui sont ces « 100 révérends » ? Regarder le reportage de France 24 pour en savoir plus.



Quand on vous dit qu'il y a de l'espoir ! ;-)"

Source : Gayclic.com (4 mars 2008)

dimanche 13 janvier 2008

France : un religieux nommé au Conseil national du sida

Le frère Bruno Cadoré, prieur des dominicains de France, a été désigné par le président de la République au conseil national du sida, selon un décret paru vendredi au Journal officiel.
Bruno Cadoré, 53 ans, est médecin et professeur d'éthique biomédicale à l'université catholique de Lille.
Le Conseil national du sida, qui compte 24 membres, a été créé en 1989 pour donner des avis sur les problèmes posés à la société par la maladie. Il peut être saisi par les autorités de l'Etat ou s'auto-saisir. Il est présidé depuis 2003 par le professeur Willy Rozenbaum.
Le conseil publie tous les deux ou trois ans des rapports sur le thème "Ethique, sida et société".

Source : E-llico, mis en ligne le 07/01/08.

Espagne : la droite et l'Eglise veulent remettre en cause le mariage gay / les socialistes contre-attaquent sur leur bilan face à l'Eglise

Le parti socialiste espagnol a lancé une contre- attaque face à l'Eglise catholique qui a vivement critiqué dimanche le bilan du gouvernement - dont les nouveaux droits des personnes LGBT - à deux mois des élections législatives.

"Nous ne ferons pas un pas en arrière, nous continuerons à travailler pour que les citoyens espagnols aient plus de droits et soient plus libres", a prévenu le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dans un communiqué.
"Tout le monde a le droit d'avoir des droits, quelles que soient ses croyances", a insisté mercredi le chef du gouvernement socialiste, José Luis Zapatero, lors d'un meeting à Almonte.
Au cours des quatre années de législature socialiste, "plusieurs lois ont permis d'augmenter les droits et les politiques sociales en faveur des familles", ajoute le communiqué du PSOE.
Beaucoup de ces mesures, comme le mariage homosexuel, la suppression de l'enseignement religieux obligatoire, ou une loi facilitant les procédures de divorce, ont suscité l'hostilité de l'Eglise.

Dimanche, plusieurs archevêques parmi les plus conservateurs, ont tenu des propos très virulents à l'égard de ce bilan.
Le gouvernement "fait trembler les bases de la famille avec des lois iniques et injustes", a lancé l'archevêque de Tolède lors d'un grand rassemblement qui a réuni plusieurs 150 000 personnes à Madrid.
"La culture de la laïcité radicale est une tromperie qui ne conduit qu'à l'avortement et au divorce-express" et "mène à la dissolution de la démocratie", selon l'archevêque de Valence.

"La force de la démocratie est de garantir la cohabitation de toutes les options idéologiques", et ceux qui ne respectent pas ces principes "s'éloignent des fondements de la démocratie", a répondu le PSOE.
A gauche, les propos des archevêques ont été interprétés comme une entrée de plain pied de l'Eglise dans la campagne électorale des élections du 9 mars, pour lesquelles José Luis Zapatero brigue un second mandat, face, comme il y a quatre ans, au conservateur du Parti populaire (PP) Mariano Rajoy.

"Le national-catholicisme est entré en campagne électorale", a critiqué le ministre de la Justice, tandis que le journal El Pais évoquait des "évêques en campagne".
"J'ai eu l'impression qu'il s'agissait d'un acte du PP présidé par des cardinaux", a affirmé le numéro deux du PSOE, José Blanco, alors que le scrutin s'annoncé serré.

Source : E-llico.com (mis en ligne le 03/01/08 ).

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La campagne éléctorale pour les élections législatives prend un tour très agressif en Espagne. La droite qui espère revenir au pouvoir mène avec l'Eglise une offensive morale et politique contre le mariage gay notamment, mesure symbolique de la législature socialste.

La vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de la Vega, a fermement répondu jeudi aux récentes critiques des évêques espagnols, en assurant que l'époque où "une seule morale" était imposée aux Espagnols était "révolue".
"La société n'est pas disposée à revenir aux temps où une morale unique était imposée à tous les Espagnols", a déclaré la numéro deux du gouvernement espagnol devant une commission parlementaire.

La vice-présidente du gouvernement espagnol réagissait aux vives critiques exprimées le 30 décembre dernier par les évêques espagnols contre les réformes à orientation laïque du gouvernement socialiste espagnol: mariage homosexuel, divorce facilité, fin de l'enseignement obligatoire de la religion, etc.
"La culture de la laïcité radicale est une tromperie qui mène à la dissolution de la démocratie", était allé jusqu'à prétendre l'archevêque de Valence.

Ces prises de position témoignent selon la gauche espagnole d'une intrusion de l'église catholique dans le débat politique, en faveur de l'opposition de droite, à deux mois des élections législatives du 9 mars.

Le leader du Parti Populaire (PP, droite), Mariano Rajoy, vient d'ailleurs de franchir un pas supplémentaire et de se prononcer pour la suppression du mariage homosexuel et de l'adoption par les couples de même sexe.

Cette prise de position pourrait annoncer un durcissement de la ligne du PP qui, bien que s'étant opposé au vote de cette mesure, n'a jamais inscrit son abolition dans son programme législatif.

La Fédération nationale LGBT espgnole s'alerte et se prépare à mobiliser contre ce "pas en arrière pour les droits civils". Selon elle, le Parti Populaire "démontre une fois de plus son intention de continuer à discriminer les lesbiennes, les gays et leurs enfants en dynamitant les droits reconnus durant cette législature".

Source : E-llico.com (mis en ligne le 11/01/08)

mardi 18 décembre 2007

Desmond Tutu s'excuse pour la persécution des gays par l'Eglise

L'archevêque sud-africain Desmond Tutu présente ses excuses aux homosexuels du monde entier pour la façon dont ils ont été traités par l'Eglise.

Dans une interview accordée à un programme gay de la BBC de Manchester, "The Gay Hour" qui doit être diffusé lundi soir, le religieux sud-africain Desmond Tutu déclare : "Je veux m'excuser auprès de vous et de tous ceux que l'Eglise a persécutés. Je regrette que nous ayons pris part à la persécution d'un groupe particulier. De mon point de vue, c'est contraire au message du Christ et donc inacceptable". "Je regrette les blessures, le rejet, l'angoisse que nous nous avons causé à vos semblables", ajoute-t-il s'adressant à son interviewer gay.

Cette interview est diffusée lundi 17 décembre à 20 heures sur l'antenne de BBC Radio Manchester, mais elle aussi disponible sur le site Internet bbc.co.uk/manchester.

Desmond Tutu avait déjà déclaré il y a quelques semaines l'Eglise anglicane est " homophobe" dans une autre émission de radio de la BBC.
L'archevêque anglican avait vivement critiqué l'Eglise anglicane qui est, selon lui, "obsédée" par la question de l'homosexualité. "Dieu doit pleurer en voyant les atrocités que nous commettons les uns envers les autres", a-t-il ajouté.
Desmond Tutu, 76 ans, prix Nobel de la paix en 1984, s'est dit "attristé" et "honteux" du comportement de l'Eglise dans la controverse autour de l'ordination du prêtre Gene Robinson, homosexuel déclaré, nommé évêque du New Hampshire.
"Si Dieu, comme certains le disent, était homophobe, alors je ne vénèrerais pas pas ce Dieu", était allé jusqu'à dire l'archevêque.

En novembre 2006, Desmond Tutu avait signé la pétition internationale du Comité IDAHO en faveur de la dépénalisation de l'homosexualité dans le monde.

Mis en ligne le 17/12/07 sur E-llico.com

lundi 10 septembre 2007

Autriche: les gays protestent contre la visite du pape

300 personnes environ ont manifesté dans le centre de Vienne contre la visite du pape en Autriche. Les manifestants voulaient dénoncer les positions de Benoît XVI sur l'homosexualité, en particulier son opposition au mariage entre personnes de même sexe.

La visite du pape intervient dans un pays encore très marqué par les scandales sexuels qui ont éclaboussé l'église autrichienne ces dernières années.

Le cardinal Hans Hermann Grör, ancien archevêque de Vienne décédé en 2003, avait dû démissionner en 1995 après avoir été accusé d'attouchements par d'anciens séminaristes alors qu'ils étaient mineurs.
Un autre haut prélat, l'ancien évêque ultra-conservateur de Sankt-Pölten Kurt Krenn, a également été contraint à la démission en 2004 par le Vatican après avoir couvert des pratiques mêlant homosexualité et zoophilie dans le séminaire de son diocèse.

jeudi 6 septembre 2007

Food for thought ! ;-)

Les lacunes de l'historiographie française
Article paru dans Le Monde du 13/07/2007

Quelle est la situation des recherches sur l'homosexualité ? Deux excellentes publications, auxquelles ont participé quelques-uns des meilleurs spécialistes du moment, français et étrangers, établissent un état des lieux en même temps qu'elles dessinent, exemples à l'appui, les nouveaux contours des « études gaies et lesbiennes ».

Un constat, d'abord : aujourd'hui encore, la plupart des travaux sur l'homosexualité dans les sciences sociales sont publiés aux Etats-Unis, où les Gay and Lesbian Studies ont droit de cité dans plusieurs grandes universités depuis une vingtaine d'années. En France, il a fallu attendre la fin des années 1990 pour que le monde académique commence à reconnaître la légitimité d'un domaine de recherche en plein essor, ce dont témoignent les colloques, les séminaires et les entreprises éditoriales de qualité qui se sont multipliés au cours des dix dernières années.

Selon Laure Murat, l'une des contributrices du collectif publié par les éditions Epel, ce retard français résulte d'une triple résistance. Politique, d'abord, « l'universalisme à la française s'étant toujours méfié de ce qui touchait aux communautés, terme implicitement assimilé à un communautarisme contraire à l'idéal républicain ». Résistance intellectuelle, ensuite, de la part d'une université rétive à bâtir des programmes résolument transdisciplinaires à l'image des « studies » à l'américaine, où collaborent sociologues, philosophes, psychanalystes, juristes, historiens et spécialistes de littérature. Méfiance lancinante, enfin, vis-à-vis d'un objet longtemps promu par des militants de la « cause » homosexuelle et, dès lors, dévalorisé d'un point de vue scientifique.

Signe, malgré tout, du processus de légitimation en cours, la publication d'un dossier sur l'histoire des homosexualités dans la prestigieuse Revue d'histoire moderne et contemporaine, dirigée par Daniel Roche et Pierre Milza. Coordinatrice de ce numéro, Florence Tamagne y dresse un bilan historiographique dans lequel apparaissent quelques tropismes : une prédominance des études sur l'homosexualité masculine, un intérêt persistant pour l'histoire des deux derniers siècles, et enfin une concentration des recherches sur quelques pays, essentiellement l'Allemagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la France.

Les problématiques actuellement en vogue, dont les articles réunis dans ces deux volumes donnent un aperçu, pourraient pallier certains de ces déséquilibres. Tandis que se multiplient les travaux sur le lesbianisme, de plus en plus de chercheurs s'intéressent aux « subcultures » homosexuelles, à travers l'étude des sociabilités, des pratiques culturelles et des mouvements associatifs. Sur le plan conceptuel, enfin, la vogue de la théorie « queer », qui appelle à une déconstruction de la notion de genre et des identités sexuelles, stimule les recherches sur le travestissement et le transsexualisme tout en confortant une exigence : celle d'une nécessaire historicisation de la notion même d'homosexualité, une catégorie normative délicate à utiliser pour l'époque précontemporaine, ce que montrent les études, encore rares, consacrées à l'Antiquité et au Moyen Age.

Thomas Wieder.